Mardi 10 février 2026
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![]() | Par Alfred Gosselin Référence : 2871 Date édition : 2009 Format : 14 X 20 ISBN : 9782758603375 Nombre de pages : 328 Première édition : 1916 Reliure : br. Prix: 42.60€ |
Alfred Gosselin ne néglige aucun aspect pour reconstituer l'histoire de Querrieu. La situation géographique, les événements historiques, les monuments, l'organisation religieuse et communale, les seigneurs, la population et ses coutumes font l'objet d'une étude approfondie qui fut couronnée par la Société des Antiquaires de Picardie, en 1913. Pour chacun des faits qu'il retrace, l'auteur le resitue dans le contexte général de la France, permettant ainsi de comprendre sa signification exacte, soulignant parfois son caractère inéluctable ou, au contraire, sa spécificité. L'histoire de Querrieu est riche. Avant 1500, le village eut un grand nombre de suzerains français ou étrangers. Du XIVe au XVIIIe, il vécut un enchaînement de batailles, de pillages, de réquisitions et de passages de troupes. Parmi ses seigneurs, Guy de Brimeu fut un fidèle conseiller de Charles le Téméraire qui le créa chevalier de la Toison d'or en 1473, et demeura en grande faveur auprès de Marie de Bourgogne à la mort de celui-ci ; ce qui ne l'empêcha pas, toutefois, d'être décapité le 3 avril 1476, accusé de s'être laissé corrompre par l'or de Louis XI. Les calamités que subit le village expliquent (et il en est ainsi dans la plupart des communes de Picardie), que son église présente un caractère aussi hybride, ayant souffert de plusieurs reconstructions. Mais si le monument fut changeant, le rôle de la paroisse s'exerça constamment en faveur des pauvres, comme en 1741, lorsque la misère frappant Querrieu, quelques curés du doyenné de Mailly s'unirent pour obtenir un arrêté forçant les plus riches à venir en aide aux pauvres. La communauté savait aussi défendre les intérêts de tous, notamment à la fin du XVIIIe siècle, grâce à un groupe d'hommes particulièrement remarquables et unis qui sut tenir en échec l'autorité du seigneur. Les femmes montrèrent, quant à elles, leur détermination à faire valoir leurs droits et à braver les interdictions, obligeant le marquis à capituler devant leurs bâtons et leurs fourches. Les villageois savaient également s'amuser; les fêtes étaient nombreuses et mêlaient toutes les générations. La fête locale, par exemple, était l'occasion d'une coutume assez particulière, qui permettait au mari de boire aux frais du jeune homme qui invitait sa femme à danser.© Micberth
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