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PLOUGUERNÉVEL (Souvenirs d'un ancien élève du petit séminaire de)


Par Augustin-Marie Chatton


Référence : 3258
Date édition : 2013
Format : 14 X 20
ISBN : 978-2-7586-0749-6
Nombre de pages : 430
Première édition : 1899
Reliure : br.

Prix: 55.72€


     Après avoir perdu un œil en se rendant de nuit au chevet d'un paroissien malade, vu son neveu assassiné par son jardinier, Maurice Picot se rendit auprès de l'évêque de Quimper pour lui faire part de son dessein d'établir un séminaire dans le diocèse. Pour cela, il fit don des vingt-quatre mille francs qu'il avait économisés patiemment. L'évêque accepta mais réalisa peu après que Plouguernével était distant de treize lieues de Quimper, ce qui était beaucoup trop éloigné de son regard et peu commode pour les ordinations. Il fut donc convenu que le séminaire serait constitué de deux maisons : une à Plourguernével, l'autre à Quimper. Le décret d'érection fut promulgué le 28 août 1669. Dans le courant de l'année suivante, les bâtiments étaient prêts à recevoir les prêtres auxquels ils étaient destinés. Yves Lahuëc, Pierre Porellec, Jean Haouël et N. Paule furent parmi les premiers arrivés. Il fallut attendre le 8 avril 1680 pour que l'évêque donne un mandement de Supérieur du séminaire à son fondateur et que celui-ci accepte enfin cet honneur. Maurice Picot ne l'occupa cependant que peu de temps. Il mourut à Plouguernével le 7 janvier 1681. Enseveli dans le cimetière de la paroisse, son corps fut retrouvé intact dix-neuf ans plus tard. Le séminaire de Plourguernével avait primitivement un double but. Il était à la fois une maison d'éducation et une résidence de missionnaires dont le nombre avait été fixé à cinq. Ce chiffre règlementaire variait selon les circonstances, les professeurs partant fréquemment suivre les cours de la Sorbonne. Un siècle passa encore qui se résume dans un dévouement de tous les jours aux intérêts les plus chers de cette contrée, jusque-là si délaissée. Plusieurs générations de jeunes gens, qui auraient été condamnés à l'ignorance dans laquelle avaient vécu leurs pères, avaient reçu dans ce collège le bienfait d'une éducation. Le séminaire était devenu la pépinière du clergé cornouaillais et les prêtres de la région y recrutaient leurs plus précieux auxiliaires. La misère corporelle elle-même trouvait en lui un soulagement. Les pauvres construisaient leur chaumière à l'abri de ces murs hospitaliers et le pain de la charité était chaque jour largement distribué à ses portes. Lorsque le vent de la tempête révolutionnaire souffla, les prêtres refusèrent de prêter le serment impie qu'on exigeait d'eux et partirent en Espagne pour les uns et à Jersey pour les autres. Mais bientôt, grâce à la détermination d'Alain-Joseph Ollivier, une école ecclésiastique fut fondée sur les restes de l'ancien séminaire.
© Micberth
     

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