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LE MAGE et FEILLET (Mémoire sur les paroisses de)


Par abbé Henri Godet


Référence : 2972
Date édition : 2010
Format : 14 X 20
ISBN : 978-2-7586-0443-3
Nombre de pages : 378
Première édition : 1897
Reliure : br.

Prix: 48.68€


     À son origine, le Mage a du être un lieu de réunions religieuses ou la résidence de quelques druides que les ancêtres qualifiaient du nom de Mages ; hypothèse corroborée par la présence d'un monument mégalithique aux environs, qui n'était autre qu'un autel druidique. Aux Xe et XIe siècles, ce n'était probablement encore qu'une simple propriété grevée de cens et de rentes, alors que Feillet dès le commencement du Moyen Âge avait la prépondérance. Résidence des seigneurs de la place, le village était centre de paroisse et ne perdit cette autonomie qu'au XIIIe siècle, alors que Le Mage, demeuré lieu de réunion religieuse, resta jusqu'au XVIIIe siècle, « le manage » et le fief des seigneurs de Feillet. Issus de la plus haute noblesse percheronne, ces seigneurs comptèrent dans leur rang le philosophe Claude-Adrien Helvétius. Né en 1715, il acheta la charge de maître d'hôtel de la reine et augmenta ses terres de Voré par celles de Feillet en 1753. Vivement intéressé par le sort de ses vassaux et de ses moindres sujets, il chercha à établir une industrie en vue de procurer aux habitants du travail et une aisance que la maigre richesse des terres ne leur procurait pas toujours. Son amour de la chasse et son acharnement à poursuivre les braconniers valurent cependant la haine de ses voisins et des paysans à ce philanthrope que Diderot nommait « l'homme du monde le plus malheureux à la campagne ». La population était pourtant paisible. Héritière du caractère percheron, elle était autant attachée à sa terre qu'à son clocher : « le sol qui l'a vue naître, la verra mourir, l'église qui l'aura baptisée, recevra ses dernières dépouilles ». Au début de la Révolution, elle ne tarissait pas d'éloges pour ses seigneurs, rendant justice à leur équité. Si ceux-ci avaient leur domaine, les roturiers leurs fiefs, les cultivateurs leur héritage familial, afin que nul ne soit totalement déshérité, les pauvres avaient eux aussi leur terre et leur patrimoine : un terrain, le bois de l'aumône, certes peu fertile, appartenait aux pauvres de Longny et du Mage qui allaient s'y approvisionner de bois et de landes et y faisaient paître leurs bestiaux. Les habitants savaient aussi défendre leurs intérêts et n'hésitèrent pas à faire appel au Parlement de Paris pour obtenir de leur curé qu'il leur vende en priorité, à un prix fixe, les pailles provenant de la dîme dont ils lui étaient eux-mêmes redevables.
© Micberth
     

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