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LA GLACERIE (Autour de) de Tourlaville


Par Eugène Boivin


Référence : 3049
Date édition : 2011
Format : 14 X 20
ISBN : 978-2-7586-0528-7
Nombre de pages : 338
Première édition : 1929
Reliure : br.

Prix: 44.62€


     Du règne d'Henri II à la chute de Charles X, l'histoire de l'industrie du verre dans le Cotentin embrasse près de trois siècles. Créée dans la seconde moitié du XVIe siècle, par la famille de Belleville, la première verrerie de Tourlaville subit d'importantes transformations lorsque Richard Lucas de Néhou en prit possession. Conformément à son privilège de 1655, accordé pour trente ans, il y fit fabriquer toutes sortes de cristaux, verres à vitres, à lunettes, et tous autres ouvrages de verrerie. Á force d'application, il réussit, avec son neveu, à trouver le secret des verres blancs et des glaces à miroir. En effet, même si d'immenses progrès avaient été réalisés depuis le temps où les châssissiers garnissaient les fenêtres de papier huilé, les verres à vitres, le plus souvent sertis dans des losanges de plomb, étaient encore à l'époque toujours plus ou moins teintés de vert. Alors que la renommée de la verrerie se propageait en France et en Hollande, l'esprit inventif de Richard de Néhou se porta sur le travail des glaces à miroirs, empruntant aux Vénitiens le procédé du soufflage. Grâce aux lettres patentes de 1665, une industrie nouvelle, jusqu'alors exclusivement exercée par les étrangers, naquit en France. Sous la pression de Colbert, Richard de Néhou s'associa à la Compagnie des Glaces le 23 septembre 1667 et de nouveaux bâtiments furent construits au pied de la colline rocheuse et boisée au sommet de laquelle avait été établi, quinze siècles auparavant, le vaste camp romain qui dominait la baie de Cherbourg. La guerre de Hollande empêchant l'approvisionnement de certaines matières premières, la soude d'Alicante fut remplacée par la soude de varech, dont le ramassage sur la côte du Cotentin fut à l'origine d'un conflit retentissant avec les riverains. Bien que le travail fût fort rude et les règlements rigoureux, les ouvriers de la manufacture bénéficiaient d'un sort enviable et faisaient preuve d'une médiocre considération vis-à-vis des ouvriers et des journaliers des environs. Leurs femmes, qu'on appelait les Verriennes, se distinguaient par leurs toilettes et étaient les meilleures clientes des merceries cherbourgeoises de la rue au Foudray. C'est Louis Lucas, neveu de Richard Lucas de Néhou, qui se livra aux premiers essais aboutissant à la mise au point de la géniale méthode du coulage qui, paradoxalement, fut à l'origine de la décadence progressive et de la ruine de la verrerie.
© Micberth
     

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