Dimanche 15 septembre 2024
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Par Claude Lajeunesse Référence : MHA04 Date édition : 2007 Format : 20 X 30 ISBN : 978-2-7586-0128-9 Nombre de pages : 208 Première édition : 2007 Reliure : br. Prix: 42.60€ |
C'est à sa petite-fille que Claude Lajeunesse dédie ce livre, « afin qu'elle n'oublie jamais ses belles et enrichissantes racines familiales et régionales de Thiérache ». Le but de son ouvrage est clair : faire revivre une époque pour tout ce qu'elle nous apprend sur l'histoire, avec un petit ou un grand « h », mais aussi sur nous-mêmes. À une époque où chacun ressent le besoin d'un retour aux sources face à des progrès techniques et scientifiques qui nous inquiètent autant qu'ils nous séduisent, il est essentiel que quelques individus consacrent du temps à la reconstitution et à la sauvegarde de notre patrimoine. Claude Lajeunesse nous rappelle ainsi la nécessité de conserver la valeur des choses, en citant cette formule légendaire qu'évoquaient ses grands-parents, en ramassant un morceau de bois :« du bois, c'est du pain ! », réflexe lié à la mémoire collective des familles ouvrières au devenir incertain. Parce qu'il s'agit de la fabrication d'objets de la vie courante de nos ancêtres, ce livre s'adresse à tous. Nul n'est besoin d'avoir dans sa famille un sabotier ou un boisselier pour y retrouver les parfums des souvenirs familiaux évoqués ici ou là, au détour d'un cliché jauni. Ce sont de grands professionnels que nous présente l'auteur. Qu'il s'agisse de manches à outils, de boisseaux ou de telles, chaque artisan savait choisir son bois et la période de l'année à laquelle le couper. Certains jugent même que « le faiseux d'manches est le plus dur métier du monde ». L'exploitation des mines du Nord et du Pas-de-calais a fourni un travail considérable aux Thiérachiens qui ont dû produire des milliers de manches de pioches et de haches. Quant aux sabotiers, à l'origine, leur mode de vie était tout à fait spécifique. En raison de la difficulté du transport du bois, le sabot se fabriquait là où il se situait. Le sabotier vivait donc dans des huttes-ateliers en forêt, parfois avec sa famille toute entière. Parmi tous les personnages évoqués ou rencontrés tout au long de cet ouvrage, citons Césarine Devigne, fleuriste en sabots dont la dextérité transformait le travail de son mari en petite œuvre d'art. Et parce qu'il s'agit d'évoquer « la vraie vie », il est tout naturel de terminer par un repas et des chansons.© Micberth
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