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Mercredi 19 septembre 2018

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SAINT-PIERRE-LA-PALUD (Monographie générale, agricole et industrielle de)


Par J. L. A. Lepin


Référence : 3509
Date édition : 2018
Format : 14 X 20
ISBN : 978-2-7586-1028-1
Nombre de pages : 110
Première édition : 1913

Prix: 14.00€


     L'appellation de Saint-Pierre-la-Palud est très ancienne puisqu'elle figure dans le cartulaire de Savigny, en 981, parmi les paroisses qui firent don de terres, de maisons et d'une église à Saint-Martin-de-Savigny. S'il ne reste aucune trace des dolmens du culte gallo-celtique et du passage dévastateur des Huns et des Sarrazins, il subsiste quelques restes des tunnels et aqueducs élaborés par les Romains pour alimenter en eau potable leur camp situé près de l'Arbresle. Durant la guerre de Cent Ans, les habitants furent contraints en 1381 de contribuer à la garde et aux réparations du château de Sain-Bel, dépendant de l'abbaye de Savigny ; en 1415, le bailli de Mâcon ordonna que l'édifice soit fortifié pour y installer une garnison chargée de réprimer les courses des Anglais et des Bourguignons qui désolaient le pays. Lors des guerres de Religion, le baron des Adrets, se rendant de Lyon à Montbrison par la vallée de la Brévenne, y marqua son passage en détruisant par le feu l'abbaye de Savigny. Par délibération du 14 novembre 1790, les habitants dotèrent Saint-Pierre-la-Palud d'une milice bourgeoise et nationale. La cité se développa après son transfert, officialisé en 1863, sur un emplacement plus propice à son expansion. Le nouveau bourg était à peu près dépourvu d'eau potable. Aussi, des puits furent d'abord creusés mais comme ils ne donnaient pas assez d'eau, le maire, Félix Mangini, propriétaire de la somptueuse demeure de la Pérollière, décida de recueillir l'eau de la montagne de la Croix du Banc par une canalisation longue de plus de deux kilomètres. Ces travaux furent possibles grâce au concours financier de la compagnie Saint-Gobain, qui exploitait les Mines de Sain-Bel. Ces mines étaient connues dès le Moyen Âge. L'exploitation des parties cuivreuses de ses gisements remonte à plusieurs siècles, ainsi que l'attestent les traces d'anciens travaux et les haldes retrouvées sur les communes de Chevignay et de Sourcieux. Les mines connurent de nombreux propriétaires, dont Jacques Cœur, associé aux frères Baronnet, marchands de Lyon et virent leur périmètre se modifier. Au commencement du XIXe siècle, leur exploitation subit un coup d'arrêt avant de prendre un nouvel essor grâce à la société dite Des intéressés aux mines de cuivre du Lyonnais qui céda ensuite sa concession, en 1835, aux frères Perret qui utilisaient les pyrites pour la fabrication de l'acide sulfurique. Sous l'impulsion de Saint-Gobain, l'extraction passa de 100 000 tonnes en 1872 à 220 000 tonnes en 1910, grâce au travail de 600 ouvriers.
© Micberth
     

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