TITRE
essai

Continuer
Une question ? Pour joindre Virginie Beaufils le 03 23 20 26 31 !

Vendredi 28 juillet 2017

Collection principale

MONOGRAPHIES DES VILLES ET VILLAGES DE FRANCE

Collection fondée en 1987
sur le Net depuis 1997

Recherche d'un ouvrage


Par ville, village :

Par département :

Anthologie sonore (CD)

autres sites







ACCUEIL

VERBERIE pendant l'invasion de 1914


Par Dr A. Debacq


Référence : 3323
Date édition : 2014
Format : 20 X 30
ISBN : 978-2-7586-0819-6
Nombre de pages : 122
Première édition : 1917
Reliure : br.

Prix: 17.00€


     Le canon s'était tu depuis déjà quelques heures et un calme sinistre régnait dans les rues, lorsque les rares habitants qui étaient restés dans la ville risquèrent un regard vers ce qui se passait dehors, cet après-midi du 1er septembre 1914. Après avoir pansé sommairement les blessés anglais et français, le docteur Debacq prenait un repas bien mérité, quand deux femmes lui demandèrent de secourir un jeune homme parti de son village à bicyclette, qui avait reçu une balle de shrapnel dans la jambe. Traversant la ville, le médecin aperçut les premiers uhlans qui essuyèrent les tirs des chasseurs alpins et décidèrent de rebrousser chemin. Vers quatre heures, une fusillade recommença : ce fut le dernier épisode de la résistance de l'artillerie alliée à l'invasion de la vallée de l'Oise. Á partir de ce moment, il ne resta plus un soldat dans l'intérieur du bourg. Les habitants relevèrent les soldats anglais et français qui avaient été reconnus et identifiés mais qui étaient restés sur le champ de bataille. M. Pingeot, maire adjoint, animé d'un sentiment éminemment patriotique, voulut que les morts, quatre anglais et deux chasseurs alpins, vaillants défenseurs de la cité, reposent dans le cimetière communal à une place d'honneur qu'il choisit lui-même. Tous les hommes disponibles étant occupés au transport des blessés à l'ambulance qui s'organisait, il s'acharna durant une journée entière et parvint au prix de terribles efforts à emmener leurs corps jusqu'à une tombe digne, tirant lui-même la charrette à bras qu'il avait récupérée « au Moulin à planches ». Les blessés quant à eux, avaient été regroupés dans un premier temps chez deux ou trois habitants de la rue Saint-Pierre et notamment au presbytère. L'inquiétude était grande autant pour les combattants que pour les civils qui les avaient recueillis avec leurs armes et leur munitions, et pouvaient être accusés de recel. Il fut alors décidé de rassembler la quinzaine de blessés à l'usine Arcelaine, rue Saint-Nicolas, où les dames de la Croix-Rouge avaient installé et garni une vingtaine de lits depuis deux semaines. Le transfert eut lieu au matin du 2 septembre. Au même moment, un officier parlementaire allemand entra dans Verberie par la rue de la Pêcherie. En l'absence du maire, il se fit conduire auprès de M. Pingeot et lui signifia très simplement et très calmement que la ville était officiellement occupée militairement par les Allemands. Le maire adjoint put vaquer toute la journée aux occupations de sa charge, mais dès le lendemain il fut gardé à vue chez lui en tant qu'otage.
© Micberth
     
Feuille d'information :

Lire...

00:35

   RECHERCHE

Mon panier           


(Panier vide)

LA PRESSE EN PARLE

Nos principaux libraires

Adresses utiles

LE LIVRE D'HISTOIRE
LORISSE
Place du Château
02250 AUTREMENCOURT
à Paris
(courrier exclusivement)
67, Rue Saint-Jacques
75005 Paris

Service libraires :
Virginie Beaufils
Tél : + 33 (0)3 23 20 26 31
Fax : +33 (0) 3 23 20 31 75
lorisse@wanadoo.fr

LE LIVRE D'HISTOIRE
HISTOIRE LOCALE
2, Petite Rue
02250 AUTREMENCOURT

Service clients :
Annick Morel
Tél : +33 (0)3 23 20 32 19
Fax : +33 (0) 3 23 20 31 75
livre-histoire@wanadoo.fr

Direction tutélaire :
Virginie Micberth

Direction technique
Charles Cormery
lorisse.tech@wanadoo.fr
Fax : +33 (0) 3 23 20 31 75