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TOURS pendant la guerre (1914-1919)


Par Michel Lhéritier


Référence : 3407
Date édition : 2016
Format : 14 X 20
ISBN : 978-2-7586-0919-3
Nombre de pages : 460
Première édition : 1924
Reliure : br.

Prix: 62.00€


     Le 2 août 1914, le 32e d'infanterie fut le premier régiment à partir vers son dépôt de Châtellerault, acclamé par quatre à cinq mille personnes qui l'attendaient sur la place de la Gare. Mais lorsque le 66e d'infanterie, le régiment tourangeau par excellence, partit le 5 août, toute la ville était sur pied. La population se mêla aux soldats, chacun voulant leur parler et leur distribuer des fleurs, des gâteaux et des drapeaux. L'excitation était à son comble. Face à la chasse aux prétendus espions et aux mercantis, la police dut ramener le calme et organiser la mobilisation de l'arrière. La réquisition des véhicules s'opéra à la levée du canal ; de toutes parts arrivaient les voitures, les charrettes, les automobiles, les bicyclettes, souvent ornées de drapeaux. Des hôpitaux furent installés dans les lycées et les écoles et sous les auspices de l'autorité militaire, les sociétés de la Croix-Rouge entrèrent en action. La question du ravitaillement était cruciale, les réserves de farine étant à peu près nulles. Les membres de la commission dite d'alimentation sillonnèrent le département et payèrent à chaque moulin de 38 à 39 francs le quintal de farine. Les boulangers pouvaient désormais s'approvisionner dans ce dépôt commun. Les soupes populaires et la distribution de lait aux enfants s'organisèrent. Si les difficultés de ravitaillement s'aplanissaient, l'industrie manquait de matières premières et le chômage sévissait. La population déjà blasée des départs de troupes, ressentit de nouvelles émotions à l'arrivée de 2 000 étrangers, Italiens pour la plupart venus des régions frontières. Des fourneaux et des vivres leur furent donnés. On songeait à les diriger dans les campagnes mais quelques jours plus tard il ne restait plus qu'environ 700 Alsaciens, Allemands et Austro-Hongrois. A partir du 20 août arrivèrent les premiers convois importants de blessés. Ils avaient souffert et la ville était gaie. Les autorités demandèrent donc au public un peu de retenue. L'exubérance tapageuse du début disparut progressivement. La circulation des autos et des motocyclettes fut limitée. La consommation de l'absinthe fut interdite. Le jardin des Prébendes fut fermé plus tôt, le théâtre ne rouvrit pas ses portes comme prévu et les débits de boisson fermèrent à 11 heures du soir. Le 25 août, les journaux annoncèrent l'offensive française en Belgique, synonyme d'espérance. Mais le combat dura. Le cauchemar se prolongea lorsque le gouvernement quitta Paris pour Bordeaux. Comme au temps de la mobilisation, les trains se succédèrent sans trêve ; mais ils se dirigeaient vers le sud. Les autos et les taxis couvraient la grande route de Paris et les hôtels étaient bondés.
© Micberth
     

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